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Présentation de celui-ci ...

Il sera constitué de fanfic sur le manga Naruto ... et principalement sur mon couple favori : Le Shika/Tema !!



Bonne navigation !!!

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# Posté le mercredi 17 décembre 2008 09:11

Modifié le dimanche 26 avril 2009 10:16

One-Shot : Ne m'abandonne pas à l'autel .

One-Shot :  Ne m'abandonne pas à l'autel .
Je suis dans un endroit où le blanc est roi. Autour de moi s'agitent des ombres que je n'arrive pas à distinguer, des silhouettes me bousculent, m'ignorent avant qu'une ne s'arrête et me fixe. Elle a des yeux noirs nébuleux où je peux y lire une profonde tristesse et un désarroi total. Tout à coup, cette silhouette tombe à genoux, met ses mains dans son visage et pleure toutes les larmes de son corps. Elle est secouée par des brusques sanglots. Elle est totalement dévastée par une nouvelle qu'on lui a annoncée et je sans son coeur éclater en mille morceaux. Ne se souciant pas des autres ombres autour d'elle, elle implose de douleur, montrant à tous son immense désespoir. Malgré la main réconfortante d'une silhouette sur son épaule, elle pleure et ne cesse pas. Bientôt, elle est entourée par un groupe qui essaie de la lever, en vain. Rien ne peut effacer, atténuer sa douleur. Alors ,je m'avance vers elle, vers cette silhouette floue et meurtrie qui sanglote, m'agenouille et l'entoure de mes bras amicaux. Elle lève la tête, me découvre, ses yeux transperçant mon être, me rendant transparente et hurle sa souffrance d'un prénom que je trouve joli ...
Temari ?

J'ouvre un oeil, puis deux et découvre un homme brun qui m'adresse un sourire irrésistible. C'est vrai qu'il en a de beaux, qui me font fondre. Cet homme est un dieu. Certes, c'est un flemmard de première catégorie, un paresseux imbuvable et chiant, et un machiste ignoble, et pourtant je s'en suis tombée éperdument amoureuse. Je l'ai découvert bien d'ailleurs d'ailleurs. Il faut dire que tout ce qui m'intéressait c'était mes frères , mes missions, mon beau jardin à Suna, mes virées shopping et c'est tout. Je me contrefichais des garçons que je trouvais inutiles.

Tout a changé le jour où mon frère, grand Kazekage de ce nom, décide de m'envoyer à Konoha effectuer une mission. J'y restai trois mois durant lesquels ce faignant fut mon second. Contrairement à ce que je croyais, je me suis amusée comme une folle avec lui. Certes, il a beaucoup de défauts, mais tellement de qualités. C'est un homme doux, attentionné, compréhensif, aimable, adorable et j'en passe !Tout cela je l'ai découvert pendant cette mission que je ne voulais pas faire auparavant. Je fus totalement conquise par lui, il avait réussi à atteindre mon coeur qui était pourtant en pierre, et je l'aimai chaque jour un peu plus. Mais la date de mon départ approchant, je repartis chez moi, retrouver mes frères et mon désert, sans rien lui dire mes sentiments. Il a été très lent à m'avouer les sien, et est venu jusqu'à Suna pour déclarer sa flamme. Il a pris exactement un mois. Mieux vaut tard que jamais !J'étais dans le bureau de mon frère, habituellement assise sur mon fauteuil favori en train de lire les rapports de mission des genins, quand Gaara et moi voyions débarquer en trombe, essoufflé, débraillé, un certain ninja de Konoha. Sans se préoccuper de Gaara, il s'avance vers moi, se met à ma hauteur et m'avoue ce qu'il avait sur le coeur. Inutile de vous dire que ce fut un des plus beaux jours de ma vie !Il m'implore de venir vivre avec lui dans son village natal..Plus étonnée que moi, il n'y avait pas. Alors, voyant le chagrin embrumer son regard, je lui adresse un sourire où il parvint à décrypter un oui. Ravi, il se lève d'un bond, me prend dans ses bras et m'embrasse fougueusement sous les yeux rieurs de Gaara.

Depuis, nous vivons une magnifique histoire d'amour. C'est fabuleux de vivre aux côtés d'un homme tel que Shikamaru Nara.

Ca y est, il m'embrasse dans le cou, déposant de toute part des bisous papillons qui me font frissonner. Il essaie désespérément de me faire sortir du lit, en vain. Je ne cèderai pas !Je suis bien dans ce lit moelleux qui me rappelle la chaleur de Suna. Je ne sortirait pas rien au monde de ce lit ! Et il persiste ,'embrasse, sur le visage, joue avec mes boucles, s'empare de mes lèvres. Bon, je cède. Ce mec est insupportable ! Je ne peux même pas faire une grasse matinée ! Dégoûtée, je me lève lentement, à contrecoeur, soutenue par lui. Il me hisse hors du lit, m'aide à enfiler ma robe de chambre et descends, pas à pas, à la vitesse d'un escargot, les escaliers avec moi. Je dandine au salon où je m' affale sur le canapé, allumant la télévision et attendant patiemment que monsieur me serve mon chocolat chaud sans sucre. Je patiente même pas deux minutes qu'il revient , u plateau dans les mains, qu'il pose sur ses genoux, s'asseyant à côté de moi. Je petit-déjeune tranquillement, répondant machinalement à ses questions, absorbée par l'émission de botanique. Quand je termine, il dépose sur la table basse le plateau et me colle contre lui. Ses mains se placent sur ce que j'appelle mon fardeau et se mettent à le caresser .
C'est le rituel du matin et de , finalement, plein d'autres miment de la journée. Je me sens bien, protégée par ses bras puissants et forts. Alors, je pose ma tête dans le creux de son épaule, ferme les yeux et profite de cet instant agréable. Shikamaru se met à parler doucement. Je comprends vite qu'il ne me susurre pas de mots tendres, mais qu'il s'adresse à mon ventre proéminent où se développent deux petits monstres, qui seront, comme je le sais, comme lui, flemmards et autres. Et oui, j'attends des jumeaux et le papa est aux anges depuis huit mois. Je me souviens très bien de sa réaction quand je le lui ai annoncé.

On se tenait enlacés dans notre lit, les fêtes de fin d'année célébrées gaiement avec nos amis, quelques semaines auparavant, et me trouvant étrange, il me demande ce qui m'arrive depuis quelques temps, en m'énonçant tous mes « méfaits » : je suis beaucoup trop sensible, je change d'humeur plus que d'habitude, je ne fait plus aucune mission depuis un mois et demi, je n'ai pas bu une seule goutte d'alcool durant les fêtes et autres. J'étais très surprise et très impressionnée qu'il soit aussi observateur. Je lui fais ce compliment et monsieur rougit. Qu'est-ce qu'il mignon ! Embarrassé, il détourne la conversation et reporte nos attentions sur moi. Il me somme gentiment de lui réponde pour apaiser ses inquiétudes. Prenant mon courage à deux mains ( en fait, je réfléchissais depuis longtemps à la manière dont j'allais le lui dire ,ais n'ayant rien trouvé je m'étais tue en me disant qu'il allait trouver, lui le génie, et je ne me suis pas trompée !), je lui annonce qu'il va être papa. Grand silence durant lequel sont passés douze anges, le temps qu'il faut au neurones de monsieur Nara à transmettre le message. C'est long, dis donc ! Il m'a fait bien peur !Il ne sourcillait pas, ne bougeait pas, c'était effrayant !j'étais vraiment inquiète ! Je l'interpelle, tente de le ramener sur terre, sans succès. Monsieur demeure pétrifié. Impuissante, je boude, commence à l'insulter et ô magie, ô miracle !Il se réanime et m'embrasse langoureusement. Il me fait un éloge, me remercie des millions de fois, me serre autant, se lève, virevolte, avant de disparaître dans la nuit. Il revient une heure plus tard, le sourire aux lèvres, après avoir mis au courant nos amis, ses parents, envoyé un message à mes frères et bu quelques verres avec ses copains.

Depuis ce jour, il n'est plus du tout flemmard. Il se lève tôt, prépare nos repas ( il cuisine très bien d'ailleurs !), exécute les tâches ménagères et m'accorde tout son temps libre. Cet homme est vraiment formidable.
Soudain, il me tire de mes pensées, me rappelant que j'ai une échographie à faire. Je soupire et pousse un « galère », qui le fait éclater de rire et le fait dire que je lui ai pris toutes ses mauvaises manies. Je lui tire la langue et il me répond par un doux baiser. Il me rappelle aussi que je dois aller chez la couturière pour modifier ma robe de mariée. Mon ventre a encore pris quelques centimètres ces mois-ci. Quelle galère !Mais c'est pour la bonne cause. C'est vraiment extraordinaire, ce qui m'arrive !Monsieur le flemmard s'est mis en tête qu'il ne pouvait concevoir l'idée que je porte ses enfants sans porter son nom et m'a donc demandée en mariage.

Oh, c'était si fantastique cet instant ! Nous étions sur une petite embarcation sur le lac qui traverse la forêt privée des Nara, moi allongée sur lui, attendant le feu d'artifices prévu par Konoha, lui, faisait des cercles sur mon ventre. Quand le spectacle pyrotechnique débute, il prend ma main et me demande si j'acceptais de devenir son épouse. Une immense joie afflua dans tout mon être et, émue, je me blottis dans son cou pour y sangloter librement, lui me caressant le dos pour tenter d'apaiser mes soubresauts. J'ai toujours eu horreur de pleurer devant lui, et pourtant, lui, il ne s'en prive pas. Mais bon, là c'est moi et je ne changerais jamais. D'ailleurs, en parlant de changement, mes hormones me causent beaucoup de soucis ces temps-ci. La semaine dernière, j'ai complètement craqué. Folle de le voir rentrer plus tard d'une mission ( je m'étais déjà fait d'horribles films !), je lui ai passé un savon interminable où je lui interdisais fermement de faire des missions jusqu'à ce que j'ai accouché. Il a bien bataillé en disant qu'il ne pouvait s'opposer à Tsunade, je n'ai rien voulu entendre. Je lui ai dit que j'étais certaine qu'il m'abandonnerait à l'autel, me trouvant trop laide, trop grosse, trop difforme et qu'il partirait avec cette Shiho de malheur, cette espèce de charognard qui lui tournait autour depuis des années. Et là, il s'est mis à rire !Il était carrément plié en deux ! Il m'a juste prise dans ses bras ( je ne n'ai rien pu faire à cause de la manipulateur des ombres ! Grrrr ..j'ai toujours détesté cette technique !) et m'a assuré que j'étais très belle enceinte, qu'il ferait moins de missions périlleuses et qu'il ne m'abandonnerait à l'autel. Il me l'a juré et j'ai voulu y croire, mais je n'ai pas pu. J'ai un horrible pressentiment depuis quelques temps. J'ai l'impression que je vais perdre Shikamaru, c'est étrange et cela me fait très peur. J'essaie de ne rien faire paraître à ses yeux, je ne désire pas ternir son bonheur, il semble si heureux. Heureusement qu'il est préoccupé par l'aménagement de la chambre des jumeaux, des préparatifs du mariage, de ses rapports de missions et qu'il ne remarque pas mon angoisse. Il ne sait plus où donner la tête, le pauvre, avec toutes ses préoccupations. Tous les soirs, il rentre exténué, mais il a droit à un gros câlin de ma part, qui fait envoler toute fatigue.

Tout en étant en train de me chausser, il me dit que mes frères arriveront dans très peu de temps et qu'ils logeront chez ses parents. Il me dit aussi qu'il ne pourra pas m'accompagner chez la couturière, qu'il en est désolé et qu'il se rattrapera. Je lui assure que je ne lui en veux pas, en lui administrant un bisou sur le nez. Heureux, il ne peut s'empêcher d'embrasser mon ventre et de parler avec ses fils. Qu'est-ce qu'il est touchant ainsi. Et dire qu'il va être pire quand ils seront nés. Je caresse ses beaux cheveux noirs, avant qu'il ne m'embrasse une nouvelle fois. Puis, il ouvre la porte et déclare qu'on devrait se dépêcher si on ne voulait pas être en retard. Maugréant un « galère », je le suis.

Nos bouts de chou vont bien et Shikamaru ne cesse de regarder l'échographie représentant nos enfants. Il n'arrive pas encore à croire qu'il va être papa dans moins d'un mois et s'extasie sur mon ventre protubérant dans toute la rue. Fixés par les passants, j'ai un peu honte et je somme Shikamaru d'arrêter ses sottises. Il m'embrasse pour me clouer le bec, me dit un « je t'aime » et s'en va gaiement rejoindre son père, emportant la photo. Je grogne avant de reprendre mon chemin. Quel nul ce mec ! Et moi qui souhaitait voir toute seule mon échographie. Je sais ce qu'il allait en faire : il allait la montrer à tout le monde, se vanter et clamer son bonheur sur tous les toits.

Je soupire en pensant à cela et continue mon chemin. J'arrive à mon rythme ( c'est-à-dire lentement) chez la couturière. J'entre dans son magasin et la découvre, ligotée, dans la pénombre, essayant de me faire comprendre, malgré le ruban adhésif sur sa bouche, de sortir. Je réagis rapidement mais mon état de femme enceinte limite ma vitesse et un homme d'importante carrure se poste entre la sortie et moi. Je me retourne et constata que deux autres hommes m'encerclent. Si seulement j'avais mon éventail, je les aurais découpé en morceaux. Mais on me l'avait confisqué, enfin je dis « on », vous savez de qui je parle !Je lui ai fait une crise pour qu'il ne me prenne pas mon arme, mais j'ai cédé sous le poids de son argument : que ferait une femme enceinte avec une arme ?Comme si j'étais en état de me battre !Eh, bien, Shikamaru, pour une fois, tu t'es trompé !Tu aurais dû me le laisser, mon éventail. Il l'aurait bien servi à l'heure qu'il est !Bon, n'accusons pas mon cher et tendre, le moment n'est pas très approprié. Que faire ?J'étais vraiment dans le pétrin. Ces mecs-là dégageaient des ondes meurtrières et on pouvait lire leurs intentions criminelles dans leurs yeux. Réfléchis, Temari, il y a bien une solution !Tu parles !Je suis dans la merde. Espérons que grâce au Ciel, quelque ninja passe par là et me vienne en aide ! Ils avaient beau mettre à découvert leurs armes étincelantes, aucune peur ne s'emparant de moi. Peut-être une habitude de kunoichi, qui sait. Quoiqu'il en soit, je sentis le colosse dans mon dos et une lame froide me chatouiller la peau. Tout se passa très vite, et je n'entendis que le hurlement étouffé de la couturière.
Je ne me souviens plus de ce qui se déroula après. Tout ce que je sais, c'est que, quelques minutes plus tard, je passai près du colosse et ouvrit la porte d'entrée. Je jeta un regard vers la couturière, allongée au sol, une nappe de sang la noyant. Pauvre femme, je l'appréciais beaucoup.
D'ordinaire, je ferme toujours les yeux en passant la sortie, car il y a un courant d'air qui passe, mais cette fois-ci, je ne ressentis pas la moindre baisse de température et poursuivis mon chemin.
Me sentant faible, je m'assis sur un banc où je m'endormis paisiblement.


D'assourdissants bruits me réveillent et, de mauvaise humeur, j'injurie les gens à mes côtés. Ils sont tellement stressés qu'ils ne n'entendent même pas. Pauvres tâches ! Bizarrement, je ne me trouve pas sur le banc où je me suis endormie. Je suis dans un endroit où le blanc est roi. Autour de moi s'agitent des ombres que je n'arrive pas à distinguer, des silhouettes me bousculent, m'ignorent avant qu'une ne s'arrête et me fixe. Elle a des yeux noirs nébuleux où je peux y lire une profonde tristesse et un désarroi total. Tout à coup, cette silhouette tombe à genoux, met ses mains dans son visage et pleure toutes les larmes de son corps. Elle est secouée par des brusques sanglots. Elle est totalement dévastée par une nouvelle qu'on lui a annoncée et je sans son coeur éclater en mille morceaux. Ne se souciant pas des autres ombres autour d'elle, elle implose de douleur, montrant à tous son immense désespoir. Malgré la main réconfortante d'une silhouette sur son épaule, elle pleure et ne cesse pas. Bientôt, elle est entourée par un groupe qui essaie de la lever, en vain. Rien ne peut effacer, atténuer sa douleur. Alors ,je m'avance vers elle, vers cette silhouette floue et meurtrie qui sanglote, m'agenouille et l'entoure de mes bras amicaux. Elle lève la tête, me découvre, ses yeux transperçant mon être, me rendant transparente et hurle sa souffrance d'un prénom que je trouve joli ...Oh ? Cette personne me connaît ?! Elle sait aussi que je la console du mieux que je peux. J'appuie ma tête sur son épaule, lui susurre des mots gentils, rien n'arrête ses larmes. Soudain, dans un ultime effort, elle se relève, se dresse de toute sa hauteur, fait un pas vers moi, puis deux et .. NON !!! Ne bouge pas !Tu vas m'écraser !!! Saloperie, tu vas m'écouter, oui ! STOPPES-TOI !!!
Mais elle continue ???Elle est complètement folle ?!! Elle ..
Je ferme les yeux et une vague de froid me frigorifie. J'ouvre mes paupières et ... QUOI ????!!! Elle n'est plus devant moi ??Où est-elle passée ?? Affolée, je me détourne et ..oh.. un éclair me foudroie. Je me sens me briser en plusieurs morceaux de cristal, m'évaporer en infinies gouttes d'eau, devenir poussières. Mon coeur se fissure, une grande plaie s'ouvre et me noie dans un torrent de désespoir et d'horreur. En cette grande ombre, je reconnais Shikamaru de dos. Je sais que c'est lui. Il est habillé exactement comme ce matin. Que fait-il ici ? Pourquoi pleure-t-il ?
Doucement, je me lève et le rejoins en quelque pas, et là, je manque d'avoir une syncope. Un corps, semblable au mien, repose sur un lit d'hôpital, exsangue, sans vie, tel un cadavre. Les couleurs de vie humaine ont déserté ses délicates joues, et même ses lèvres vermeilles ont perdu leur éclat. Ses soyeux cheveux blonds couleur miel ont gardé en eux seuls, la luminosité du soleil. Que cette femme devait être belle ! Mais qui était-elle, avec ses allures princières, même morte ? Qui était-elle pour que Shikamaru pleure ainsi sa perte ? Soudain, Shikamaru murmure quelque chose d'inaudible, tout en caressant les cheveux, le visage de cette morte. Les yeux embués de larmes, il dépose un doux baiser sur ses lèvres. Oh, le salaud, c'est sa maîtresse !Et moi qui lui donn des jumeaux !Quel traître ! Les hommes sont tous les mêmes, je les hais ! Tiens, en parlant de jumeaux, je me trouve bien légère. Je baisse les yeux et ...oh, mon Dieu ?!!! On m'a enlevé mes bébés ?! Quelle est 'enflure qui a osé me faire cela ?
Folle de rage, je hurle de colère, et bien entendu, personne ne semble m'entendre !! Bande d'abrutis !
Tout à coup, la porte s'ouvre et laisse entrer les parents de Shikamaru qui porte chacun dans leurs bras, un petit paquet. Curieuse, je m'en approche et découvre avec stupeur deux petites têtes blondes. Ces bébés ressemblent à des anges ! Ils sont adorables ainsi, dormant tranquillement dans les bras protecteurs du couple Nara. Ils sont blonds comme ..moi ...et la ..morte.
La défunte me ressemble tellement quand j'y pense .. Se pourrait-il que ? Non ..je suis en vie. Je parle, je pense ..et on m'ignore. Une vague d'effroi m'envahit et je vois Shikamaru sangloter sur le visage de la morte. Il chuchote encore quelque chose que je perçois pas, avant que ses parents ne lui parlent. Ils lui disent que Tsunade n'a pu sauver que les enfants et tout était fini pour ...Ils butent sur le nom de la disparue et j'angoisse terriblement. Je suis totalement perdue. Shikamaru demande ce qu'il s'est passé et Naruto lui répond que trois hommes, des ninjas déserteurs, ont assassiné la couturière et .. elle. Bon sang, Naruto, ne fais pas l'idiot et dis-nous qui est cette fille !!!cris-je.
Évidemment, personne ne répond à mon appel. Super. Rappelle-moi de te tuer, Naruto ! Shikamaru s'effondre de plus belle et alors, mon coeur éclate et me fait atrocement mal. La cause ? Le nom que Shikamaru a soufflé moins faiblement : Temari ....
Tout autour de moi s'écroule, je tombe à genoux, tout devient noir et je hurle. Non, je ne suis pas morte ! Je ne suis pas morte ! Ce n'est pas moi cette femme inerte sur ce lit, pleurée par son époux ! Ce n'est pas moi ! Je suis en vie ! Shikamaru ne pleure pas, je suis là, pleurnichard !
Alors d'un geste lent, je le vois tirer de sa poche une petite boîte de velours noir, en extraire une bague scintillante et extrêmement luxueuse, la mettre à mon annuaire gauche et murmurer, avant d'éclater en sanglots : « Je t'aime, mon ange »

Je suis tranquillement installée sur ma tombe, où Shikamaru est debout depuis des heures. Malgré les années, il n'a pas pris une ride. Seules des cernes horribles maculent son beau visage. J'aime quand il vient me voir. Il me raconte une foule de choses sur nos amis, leurs mésaventures ...bref le train-train de Konoha. Avec son air blasé, je suis à chaque fois, morte de rire, d'autant plus, qu'il ne sait pas que je sais tout ce qui se passe. J'adore nos conversations. Elles mettent un peu de gaieté dans mon existence narcotique et triste. J'ai décidé de rester sur terre, en mode fantôme pour le voir lui et nos monstres. Je ne veux pas, je ne peux pas les abandonner. En demeurant près d'eux, je vis la vie que j'aurais dû vivre. Je n'ai toujours pas accepté l'idée d'être partie de ce monde, alors que j'avais tant de choses à vivre, à découvrir, à partager.
Je vois Shikamaru fixer ma pierre tombale. Je l'aime bien. Elle est exactement comme je l'aurais souhaité, et c'est grâce à lui. Il me connaissait si bien !
Il a fait graver dessus : A ma Temari, ma fille galère que j'aimerai éternellement.
J'adore cette phrase. J'aime la lire quand je suis seule. Elle me console un peu. J'aime aussi voir l'alliance qui porte à son main gauche. Pas une seule fois, depuis que je suis partie, il ne l'a enlevée. Il m'a dit que même si je l'avais abandonné à l'autel, il refusait de croire que c'était parce que je ne l'aimais pas. Il devient un peu fou, je vous le conçois.
Des cris provenant de deux garçons blonds viennent perturber notre quiétude. Shikamaru et moi, nous nous tournons vers les deux têtes d'ananas blondes qui courent vers nous. Ils sont habillés exactement comme leur père lorsqu'il était plus jeune. Ils sont superbes, mes fils et je ne me vante pas ! Ces diablotins sont mes portraits, d'après Shikamaru. Ils sont, toujours selon lui, aussi galère que moi ! Les deux genins s'approchent de ma tombe, déposent chacun une bise dessus, me disent bonjour, avant de reprendre un sourire qui était le mien.
Papa, dit un de mes fils, on a encore réussi notre mission !
Ouais, même que Neji-senseï nous a félicité !renchérit l'autre
Shikamaru esquisse un sourire, fier de ses enfants. Moi aussi, je suis fière d'eux. Je regarde leur progression avec fierté. Ils seront de grand ninjas plus tard. Me sentant enveloppée d'une onde infinie d'amour, je ferme les yeux et disparais.


Shikamaru rouvrit ses paupières avant d'allumer une cigarette et de dire d'une voix nonchalante :
- Allez, les gars, ce soir, on squatte chez tonton Chôji !
- Même qui aura Parrain Gaara !
- On dit « même qu'il y aura », Shikasuma !
- Je m'en fiche, Shikaru !Depuis quand tu fais l'intello ?
- Je suis intelligent de nature !
- Moi aussi ,je te signale !
- Ca ne se voit pas !
- Shikaru, je vais te tuer !
- J'aimerai voir ça, Shikasuma !
- Attendez, les gars ....pfff ..galère ces mômes ...soupire Shikamaru, en voyant ses fils se poursuivre dans tout le cimetière.


L'homme se tourna une dernière fois vers la dernière demeure de sa femme et écrasa sa cigarette.
- Je sais que tu détestais que je fume, fille galère !

# Posté le mercredi 17 décembre 2008 09:42

Modifié le samedi 30 mai 2009 16:25

Une nouvelle fanfic pour la nouvelle année !!!!! BONNE ANNEE !!!!!!

Une nouvelle fanfic pour la nouvelle année !!!!! BONNE ANNEE !!!!!!
Chapitre 1 : Quand on s'embarque dans une aventure galère


Un long bâillement se fit entendre bruyamment durant quelques secondes, avant que son propriétaire ne ferme la bouche. Éreinté, il prit son visage dans ses mains et ferma les yeux. Rien qu'un petit somme, il ne demandait qu'un tout petit somme. Il travaillait d' arrache-pied depuis plusieurs semaines et tentait en vain d'obtenir une semaine de congés.
Lassé par les refus de la Godaime, le jeune homme avait abandonné ses tentatives de vacances et subissait sans se plaindre, non en se plaignant quand même, les heures qu'il passait à déchiffrer des codes, ma foi très pénibles et pourtant si importants. S
elon les informations de l'Hokage, ces parchemins dataient d'avant le premier Hokage et contenaient des informations très précises sur les anciennes techniques de combat,les nombreux clans et leurs spécialités, les différents pays qui existaient à l'époque. Et ces maudits parchemins avaient tous été rédigés dans des codes dont on avait perdu les indices pour les déchiffrer. Mais cette recherche qui semblait vaine pour le jeune Nara était très importante pour l'Hokage, et les ordres de l'Hokage ne devaient être jamais ignorés. Il devait passer ses journées dans ce bureau pourri, sentant le renfermé, il était coincé entre quatre murs et des étagères pleines de bouquins énormément volumineux qui lui donnaient mal au crâne. Il avait l'impression d'être emprisonné dans ce bâtiment de recherche ennuyeux à mourir.
Le plus chiant dans cette affaire, c'est qu'il y avait cette Shiho qui lui collait aux basques depuis un certain bout de temps. Ino lui avait fait gentiment remarqué que la jeune Shiho était amoureuse de lui. Ce à quoi, l'homme le plus fainéant du monde avait répondu : Galère. Car bon, les femmes, il n'en avait strictement rien à faire. D'autant plus que cette Shiho ne l'attirait pas le moins du monde, elle l'exaspérait même. Et ces parents l'ennuyaient profondément avec une histoire de progéniture.
Le jeune homme revit la scène datant de quelques jours dans son esprit : ses parents avaient débarqué sans prévenir dans sa maison ( oui, Shikamaru s'était vu offrir une immense demeure par son clan, tellement galère à astiquer que le paresseux a engagé une femme de ménage pour faire le travail à sa place )pour lui annoncer une nouvelle « formidable » selon les dires de sa mère.
Il devait, sur ordre du Conseil des anciens du clan Nara, absolument fonder une famille sur deux ans. Quel ordre merdique !avait dit le jeune brun, qui avait été énervé plus qu'autre chose. Cette soirée inutile l'avait mis dans une colère terrible et il chassa ses pensées meurtrières : si sa mère avait tu ses envies de poupounning ,il ne serait pas dans la galère de trouver une femme et de faire des enfants.
Rien que d'y penser cette idée l'ennuyait profondément. Oui, apparemment sa tendre mère Yoshino avait été obnubilée par un désir de pouponner et bien sûr, elle avait usé de toute son autorité sur les pauvres vieux membres du Conseil, qui n'ont fait qu'appliquer son ordre.
Le brun sortit de ses réflexions, déposa son stylo et se leva avec sa flemmardise habituelle, sous les yeux effarés de ladite Shiho, qui se dressa d'un bond :

- Mais ..Shikamaru ...L'Hokage a dit ...
- Je rentre chez moi, point barre, bougonna Shikamaru, en sortant de la porte.

Shiho croisa les bras, furieuse. Depuis quelque temps, elle voyait bien que le Nara la fuyait et elle était impuissante face à cela. Cette attitude fuyarde lui déplaisait fortement et elle devait changer de tactique de drague.
Pourtant, elle avait suivi les conseils du livre écrit par un certain Sai, intitulé Comment séduire son âme-soeur ? Rageuse, elle referma son livre et réfléchit.

Voilà il avait craqué. Il n'en pouvait plus de ces journées à travailler sans relâche, c'était foutrement emmerdant. Quel bien fou cela lui faisait de traverser Konoha, respirant les odeurs de sa ville, regardant les nuages dans un beau ciel bleu, l'esprit serein. Il se sentait mieux ainsi.

Tranquille, posé, s'imprégnant complètement de l'air frais et pur qui différait de l'odeur de cloison du bâtiment où il avait été enfermé contre son gré. Passant devant un hôtel quatre étoiles, il s'immobilisa, reconnaissant une fragrance particulière, qui ne le laissait pas indifférent, même s'il ne voulait pas se l'avouer.

Il entendit une dispute éclater dans l'hôtel où il s'était arrêté et, reconnaissant aussi une voix, il décida d'y entrer :

- VOUS ETES COMPLETEMENT IGNOBLES !!!J'ai demandé à mon frère de réserver une chambre pour moi et il m'a affirmé l'avoir fait ! Alors je ne vais pas remettre en cause l'honnêteté de mon frère sous prétexte que vous n'avez pas de chambre pour moi ! Je ne vais pas perdre mon temps avec vous, mon frère vous a versé la somme correspondant au séjour que je devais effectuer chez vous, vous avez déjà encaissé le chèque alors je vous prie de me donner les clés de ma chambre immédiatement si vous ne voulez pas que je détruise votre stupide hôtel !! hurla la voix féminine que Shikamaru avait reconnu.

- Je suis sincèrement navrée de cet imprévu, Madame ..
- Mlle ! Rectifia la jeune femme
- Désolée, Mlle, je .. je ... navrée ..mais nous n'avons aucune place et tous les hôtels de la ville sont comblés !Il n'y a rien à faire !
- Vous croyez que je vais partir comme une fleur et ne vous faire aucun cadeau ?! Si vous ne me trouvez pas un logis décent dans moins de cinq minutes, je démolis votre hôtel. En attendant, j'exige d'être remboursée sur-le-champ !ordonna une blonde, très en colère.

C'était bien elle : cheveux tirés en une unique queue de cheval basse, un kimono de couleur noir qui se terminait au-dessus de dix centimètres de ses genoux, un éventail géant attaché dans le dos et des chaussures typiquement suniennes.
Shikamaru esquissa un sourire enjoué et s'avança vers la furie qui effrayait la pauvre réceptionniste.
- Que fais-tu là, fille galère ?demanda-t-il.

Temari se retourna vers lui, surprise de le voir dans cet hôtel. Les mains sur les hanches, elle le dévisagea de bas en haut avant de revenir sur l'hôtesse d'accueil.

- Dépêchez-vous de me rembourser !vociféra-t-elle, sans répondre au Juunin.

Pas le moins du monde affecté par l'indifférence de la princesse de Suna, Shikamaru, toujours les mains dans les poches, continua malgré tout. Il était d'humeur à se venger de sa mauvaise humeur quotidienne et la meilleure victime était la kunoichi féministe, même s'il était sûr de se prendre quelque coup d'éventail au passage, mais au moins, il se serait défoulé.

- Je peux savoir ce que tu fais à Konoha, fille galère ?réitéra-t-il
- Je suis là, c'est tout, répondit agressivement Temari, sans quitter des yeux la réceptionniste qui s'activait sur l'ordinateur.
- Voyons, fille galère, après toutes les missions qu'on s'est tapées ensemble, tu peux bien me dire ce qui t'amène dans mon village, non ?

Lasse, Temari soupira et déballa son affaire :
- C'est la Semaine du Salon annuel de la Flore et il se trouve que cette année, elle se déroule à Konoha, voilà pourquoi je suis ici !
- Hmm ....et quel est le problème ?s'enquit le brun, amusé par l'énervement de la kunoichi.
- J'ai chargé Kankûro de me réserver une chambre dans cet hôtel pourri, j'arrive ici et qu'est-ce que j'apprends ?Oh mon Dieu, désolée Mlle, nous n'avons aucune chambre disponible, elles sont toutes réservées !continua Temari, en imitant la réceptionniste qui croisa son regard. Alors, il vient ce remboursement ?!
- O.. oui ..Mlle !
- Et dire que j'ai une semaine à passer ici !Le pire, c'est que tous les hôtels dans cette ville sont complets selon cette débile !Complets ?! Quelle veine, Temari !Toi qui te faisais une immense joie d'acquérir cette plante si rare et si magnifique qui ne se reproduit que tous les cinquante ans !

Shikamaru ne put réprimer un éclat de rire qui énerva encore plus la blonde. Qu'est-ce qu'elle pouvait être drôle, parfois.
- Ben vas-y, moque-toi de moi, flemmard !( se tournant vers la réceptionniste)Je ne vais pas attendre trois heures, non plus, alors grouillez-vous !

Courroucée, Temari remit ses mains sur ses hanches, tout en tapant rageusement le sol du pied. Quelle chance !Elle allait rater son salon !Et dire qu'elle avait obtenu difficilement la permission du Kazekage, son frère, pour venir ici et ainsi, échapper aux missions narcotiques qu'elle effectuait depuis quelques temps.
Elle était vraiment ennuyée. Sa plante extrêmement rare allait être achetée par des abrutis qui se vanteraient de l'avoir et elle, n'aurait même pas pu l'approcher. Elle allait devoir attendre encore cinquante ans.
Quelle horreur !
Shikamaru sentait très bien l'agacement qui émanait de la féministe et cette rage le faisait réellement rire.
Enfin un truc qui le détendait et qui chassait les mauvaises journées précédentes. Soudain, il eut une idée.

- Si je peux me permettre ..commença-t-il
- Je ne te permets rien du tout, pleurnichard, contente-toi de rêvasser et d'aller flâner ailleurs que dans mon champ de vision !coupa Temari, fusillant du regard la pauvre hôtesse d'accueil.
- J'ai une proposition à te faire, fille galère ...
- Garde-la pour toi !Je n'en ai strictement rien à cirer de tes opinions !
- J'ai quelque chambre qui sont inoccupées chez moi, si tu es d'accord, je suis prêt à t'héberger pour ta semaine, proposa Shikamaru.

Temari tourna la tête vers lui, plongeant ses troublants yeux verts coléreux dans les siens. Malgré la haine qui émanait de ce regard, le génie le soutint et finalement, la blonde eut un regard plus neutre.
- Tu n'es pas sérieux ?
- Est-ce que j'ai l'air de rire ?

La jeune femme dévisagea le manipulateur d'ombres pendant de longues minutes. Son observation, qui sembla durer une éternité pour le génie, cessa et elle tendit sa main droite qui récupéra son chèque, sans détourner le regard.
- J'aurais une dette envers toi et je n'aime pas cette perspective, devina-t-elle, toujours énervée.
- Ouais, en effet ..approuva le brun, qui n'avait pas songé à cette fameuse « dette ».

Grattant le derrière de sa tête, il réfléchit durant quelques secondes. A quoi pourrait bien lui servir la fille galère ? Voyons ..quelles étaient les raisons qui le tracassaient ces temps-ci ? Ah oui ...
Ce rôle irait à ravir à la furie. Il ne manquait plus qu'elle accepte ce marché et tout rentrerait dans l'ordre autant pour elle que pour lui. Tous deux seraient comblés par cette idée.
Ayant trouvé sa condition, Shikamaru esquissa un sourire qui fut vite remarqué par la féministe, qui fronça les sourcils, anxieuse.
- Je peux savoir ce qui te fait rire ?demanda-t-elle. Je te préviens, Nara, si jamais tu me sors un truc qu'il me sera impossible de faire, je te tue !
- Je pense que c'est faisable.
- Crache le morceau.
- Eh bien ..tu vas devoir me donner un coup de main ...
- Quel genre de coup de main ?questionna Temari, en arquant un sourcil.
- Je te dirais tout cela autour d'une tasse de thé, déclara le Nara, en se dirigeant vers la sortie.

Puis, voyant que la blonde ne bougeait pas, il se retourna.
- Tu te dépêches, fille galère ? Je n'ai pas que ça à faire !

Temari grogna, bouillonnant de rage, ce qui fit jubiler intérieurement le génie. Elle croisa les bras sur sa poitrine, bien décidée à ne pas faire un pas.

- Ne me fais pas attendre, je pourrais retirer ma proposition.

Il savait que cette phrase allait fonctionner. La blonde semblait trop tenir à son précieux salon et la connaissant, elle n'allait pas laisser tomber cette opportunité qui s'offrait si gracieusement à elle.
Ignorant le jeune homme, la princesse de Suna s'accouda sur le comptoir de la réceptionniste.
- Vous pouvez vous assurer que je vais ruiner littéralement votre réputation de meilleur accueil, service et relation client, vous pouvez en être certain. Si vous croyez offenser la soeur du Kazekage ainsi, sans rester impuni, vous vous méprenez sur mon compte. Vous allez bientôt devoir mettre la clé sous la porte ...prevenez votre patron de ma ..
- Temari, tu ne voudrais pas que j'utilise ma manipulation des ombres , non?menaça Shikamaru, impatient.
- Ose oser et tu verras, pleurnichard, je te donnerai une bonne raison de pleurer !rétorqua Temari, pas le moins du monde apeurée. Quant à vous ...

Elle s'arrêta de parler, sentant qu'elle n'avait plus le contrôle de son corps. Sa main droite se leva et se tendit vers la réceptionniste, qui fixait médusée, la kunoichi. Comprenant que le génie voulait lui faire dire au revoir à l'hôtesse d'accueil ( qu'elle haissait au plus haut point), Temari tenta de résister du mieux qu'elle pouvait.
En vain. Pourquoi tenter de résister à la manipulation des ombres ?C'était perdu d'avance.

- Nara, ne donne pas ma main à cette pouilleuse, tu risquerai de le regretter sérieusement !avertit-elle.

Shikamaru abaissa sa main, au grand contentement de la jeune femme. Il ne l'avait pas fait par plaisir : il avait bien compris qu'elle le truciderait quand il abandonnerait sa technique et qu'elle serait capable de refuser sa proposition. Or, si elle faisait cela, il était affreusement dans la merde.
Il avait besoin d'elle pour le plan qu'il avait imaginé.

Le jeune homme sortit du hall d'entrée de l'hôtel, se retrouvant dans l'effervescence de Konoha. Il fut rejoint bientôt par une blonde qui fulminait rageusement. Qu'est-ce qu'elle irradiait d'ondes meurtrières, celle-là !

- Bon allons-y !lança-t-il, avec un soupçon d'anxiété.

Peut-être que la blonde pouvait aussi refuser sa condition ?Alors, là, il serait vraiment dans la merde.
Soit il trouvait une autre fille pour jouer ce rôle, ce qui, soi-disant passant, serait foutrement chiant et galère, soit il abandonnait carrément cette idée, pourtant judicieuse, et se laisserait courtiser à vie par la folle de Shiho et emmerdé par ses parents.

Le manipulateur d'ombres se dirigea vers une maison de thé, y entra, toujours suivi par la princesse de Suna qui pestait contre lui. Ils prirent place face à face, la kunochi le fusillant du regard, Shikamaru choisissant la nature de son thé.
Ils furent servis quelques minutes après et demeurèrent dans un silence de mort, l'un ignorant l'autre, enfin l'un fixant le fond de sa tasse de thé, l'autre regardant les passants passer près de la vitre.

Soudain, le brun décida de rompre le silence, exposant sa condition :

- Alors voilà, je vais t'expliquer ...(raclement de gorge) Depuis quelques temps, mes parents me pressent de fonder une famille, puisque je suis un des héritiers principaux du clan Nara ..
- Attends, stoppa la féministe, les sourcils froncés, ne me dis pas que ...
- Non, ne va pas si vite, coupa Shikamaru, devinant ce que la blonde avait compris. C'est juste pour m'épargner de mes parents durant quelques temps ...
- Quelques temps ??? Comptes-tu me faire rester ici des années ??s'inquiéta Temari, écarquillant les yeux.
- Non, pas tant que ça ...rassura le génie. Tu permets que je t'explique la chose ?

Temari croisa les bras sur sa poitrine, s'adossant au dossier de son siège. Elle fixa intensément le jeune homme en face d'elle, avec une résolution : elle le tuerait s'il lui proposait une condition loufoque.
Pas très rassuré par le regard dangereux de la blonde, Shikamaru déglutit difficilement avant de poursuivre.

- Donc, ta mission sera d'être ma ..enfin ..ma petite amie juste le temps de ..
- QUOI ???? !!!!!! hurla Temari, se dressant d'un bond, attirant sur eux tous les regards de la maison de thé. Répète ça un peu ?!!
- Euh .., bafouilla le manipulateur d'ombres, découvrant les yeux effarés des consommateurs. Calmes-toi, veux-tu !
- Tu oses me donner un ordre ??releva la kunoichi, posant sa main droite sur son éventail.
- Fille galère, tu n'écoutes même pas ce que j'essaie de dire ..
- Si c'est pour entendre des sottises pareilles, mieux vaut que je m'en aille ! Déclara Temari, énervée.

Joignant le geste à la parole, elle prit la direction de la sortie et fut une nouvelle fois immobilisée par le Nara, qui soupira, blasé. Elle recouvra sa place en face de lui, en un rien de temps, la rendant encore plus furieuse. Trucidant du regard le Nara, elle bougonna, rageuse.

J- e peux poursuivre ?
- Ouais ..maugréa-t-elle, levant les yeux aux ciel.
- Il y a une fille, très galère, qui me poursuis et tu vois, si tu es ma ..enfin t'as compris, ben elle m'ignorera et c'est tout ce que je souhaite.
- Tu exposes mal la situation, Nara, interrompit encore Temari, avec un sourire narquois. Une fille te trouve attirant ?Quelle cruche !Elle a de la merde dans les yeux, ou quoi ?

Shikamaru encaissa sans rien dire. Mieux valait ne pas l'énerver davantage. Amusée, Temari poursuivit :

- Si j'ai bien compris, tes parents te poussent à procréer et toi, tu refuses, c'est ça ?

Le brun hocha simplement la tête.

- Et, il y a une fille qui t'horripile et qui te fait la cour ? Et tu veux t'en débarrasser ?

Re-hochement de tête de la part du flemmard.

- En résumé, ton idée serait de faire semblant d'être avec quelqu'un, comme ça, tu te libères de la fille qui te colle et par la même occasion, de tes parents, c'est ça ? C'est une ..idée ingénieuse pour un flemmard.

Shikamaru serra son poing sous la table, tentant de réprimer son envie de martyriser la blonde. Quand cessera-t-elle de le sous-estimer ?

- Si tu veux que j'accepte cette condition, desserres immédiatement ce poing, Nara, lança Temari, sourcils froncés.

Pris en flagrant délit, Shikamaru s'exécuta, une lueur de surprise dans les yeux. Satisfaite, Temari eut un sourire et demeura silencieuse en regardant le jeune homme.
Allait-elle accepter cette condition ou pas ? En son for intérieur, Shikamaru espérait bien qu'elle allait trouver cela excitant de ridiculiser cette pauvre Shiho et qu'elle allait accepter, rien que pour le plaisir de voir la victime mourir de chagrin.
Temari considéra sa situation. Elle désirait vraiment assister à ce salon et se procurer sa plante si rare, d'un côté, mais d'un autre, elle ne souhaitait pas vraiment rendre service au flemmard. Quoi que cette perspective de rouler les parents du génie et son «  admiratrice » la tentait beaucoup.
Tiraillée entre ces deux choix, la jeune femme ignorait parfaitement le manipulateur d'ombres, qui, lorsqu'elle recouvra ses esprits, était en train de discuter avec un ninja blond, dont elle reconnut la voix. Que fichait-il ici ?
Remarquant que la kunoichi était de nouveau présente psychologiquement, Shikamaru déposa un regard interrogateur vers elle, qui fut perçu par l'Uzumaki, qui sourit, victorieux :

- Alors là, vous êtes grillés !Vous êtes ensemble, c'est ça ?! Lança-t-il, tout heureux de sa découverte.

Shikamaru regarda angoissé Temari, qui sembla neutre. Elle demeura pendant de longues minutes sans un mot, ne fixant personne d'autre que le Nara. Accepter ou pas ? Non vraiment, elle ne voulait pas le secourir ...mais ..imaginer la tête que ferait cette pauvre fille ...oh , quel supplice ...c'était un très gros dilemme. Voyant qu'elle ne réagissait pas, Shikamaru crut qu'elle déclinait son offre et baissant le regard sur sa tasse de thé, murmura à l'Uzumaki, enchanté par ce silence qui voulait en dire long sur la réponse :

- Non, ne nous sommes pas ensemble, Naruto, je devrais te le répéter combien de fois encore !
- Mais que racontes-tu, Shiki ? Demanda Temari, feignant d'être surprise. Tu ne vois pas qu'on a été démasqués ?Naruto est vraiment trop fort !Il a un sixième sens pour ce genre de choses !
- YAOUUUUH !!!! hurla le blond , fier de lui, ne se doutant pas que la blonde de Suna se fichait de lui.

Shikamaru jeta un regard inquisiteur à cette dernière, qui lui répondit par un sourire narquois. Ainsi elle avait accepté ?
Incrédule, il demeura pantois pendant quelques secondes, durant lesquelles une conversation joyeuse s'engagea entre les deux blonds.
L'Uzumaki était avide de savoir depuis quand les deux étaient en couple, et Temari, s'investissant dans son rôle, lui répondait toujours avec ce sourire narquois sur ses lèvres.
Elle allait adorer cette semaine, elle en était certaine. Duper les gens, elle adorait cela.
Voyant que le Nara était revenu sur Terre, elle lui adressa un clin d'oeil discret avant de reprendre la discussion avec le blond qui s'agitait dans tous les sens.
Soulagé par cette nouvelle, Shikamaru soupira en se vautrant sur son siège.
La semaine allait être complètement délirante .

# Posté le mercredi 31 décembre 2008 11:04

Modifié le jeudi 08 janvier 2009 15:14

Chapitre 2 de

Chapitre 2 de
Chapitre 2 : Action !


Shikamaru tourna la clef de sa maison dans sa serrure et ouvrit sa porte à la belle de Suna, qui passa devant lui sans un mot, droite, fière, enfin, il avait l'habitude avec elle. Sitôt avoir affranchi le seuil d'entrée, la jeune femme s'extasia sur l'intérieur de la maison. Chaque pièce était remplie par des meubles high-tech, chaque couleur choisie, s' harmonisant parfaitement avec la pièce. Celles-ci étaient toutes vastes et lumineuses. Temari admira longtemps la cuisine, équipée, spacieuse, qui lui donnait envie de cuisiner, car, oui, Temari était un vrai petit cordon bleu, et c'est à contrecoeur qu'elle sortit de la pièce pour en rejoindre une autre. Après sa longue visite personnelle du rez-de-chaussée, elle s'arrêta devant le brun qui était allé s'avachir sur son canapé.
Voyant la blonde devant lui l'air dangereux, il haussa un sourcil :

- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Cesse ton air d' exaspéré devant moi et indique moi ma chambre, ordonna la féministe.

Shikamaru soupira, avant de poursuivre. Qu'est-ce que les femmes étaient chiantes !

- Choisis celle que tu veux, tu as l'embarras du choix.
- Il y en a combien de chambres ?
- Au moins six, dit Shikamaru.
- Six ?!
- Mais qu'est-ce que j'en sais ?!
- Tu habites ici, flemmard, mais bon, il semble que tu ne dois pas y passer tes journées, répliqua Temari, en détournant les talons.

Embarquant sa valise, elle fila à l'étage, choisit une chambre au hasard et s'y enferma pour le reste de l'après-midi.
Vers sept heures du soir, le jeune homme frappa à sa chambre pour lui demander si elle souhaitait dîner. Personne ne lui répondit. Il répéta son geste plusieurs fois, sommant la jeune fille d'ouvrir et toujours, aucune réponse. Alors, exaspéré, Shikamaru poussa un méchant juron (qui a la même consonance que salopette) qui fut entendu par la kunoichi.

- Je peux savoir pourquoi tu me traites de s... ?s'enquit Temari, une veine se dessinant sur sa tempe droite.

Shikamaru se tourna vers elle, surpris d'entendre sa voix. Il demeura pantois lorsqu'il découvrit que la jeune femme ne portait qu'une serviette de bain jaune, qui dissimulait son corps de la gorge aux cuisses, ses cheveux blonds mi-longs mouillés ondulant sur ses épaules, ses produits de beauté dans les mains. Elle semblait très énervée et émanait des ondes assassines.

- Ce n'est pas parce que je suis la cause de ton saignement de nez soudain, que je dois être qualifiée de s ... !rétorqua-t-elle, se plaçant entre le Nara et la porte de sa chambre.

Celui-ci porta instinctivement ses mains à son nez, vérifiant si la blonde ne plaisantait pas. Jamais il n'avait saigné du nez, pourquoi devrait-il le faire maintenant ?Quelle bêtise ! Cependant, le manipulateur d'ombres ne put étouffer un cri d'exclamation et de stupeur, qui fit rire la jeune femme. Shikamaru n'en revenait pas : ses mains étaient pleines de sang ! Lâchant un « merde », il entra en trombe dans la salle de bain, s'empara de cotons qui furent bientôt imbibés de sang nasal.
Assis sur le rebord de sa baignoire, il demeura un long moment perdu dans ses réflexions. Comment devait-il paraître devant la féministe après cela ?Comme une fleur et faire comme si de rien n'était, où alors, s'excuser pour cet incident ? Il n'eut pas le temps de répondre à sa question que la blonde pénétra avec violence dans la salle de bien, avant de se couper dans son élan, étonnée de le trouver là. Shikamaru posa sur elle un regard interrogateur, comme s'il était vexé qu'elle interrompe ses pensées. Elle, le fixa aussi, et éclata d'un joli rire cristallin qu'il ne lui connaissait pas. Les yeux écarquillés, le brun l'observa se tenir les côtes, morte de rire. Soudain, ses 200 de QI travaillant à grande vitesse, il comprit qu'elle se fichait de lui. Shikamaru s'observa dans son grand miroir en face de lui et l'aperçut, tenant son nez dans deux mains pour stopper l'effusion de sang. C'est vrai, il était drôle et ne pouvait pas blâmer la blonde de se moquer.

- Qu'est-ce tu fiches ici, fille galère ?
- J'étais venue récupérer mon shampooing que j'avais oublié, mais je crois que je vais faire office d'infirmière !plaisanta Temari, moqueuse.

Elle prit des cotons propres, fit basculer la tête du Nara en arrière, ôta les cotons usés et soigneusement, elle fourra les vierges dans les narines du génie, essuyant avant proprement son nez et le dessus de sa lèvre supérieure, tâchés de sang. Le brun fut incroyablement surpris par tant de douceur dans les gestes de la kunoichi. Elle lui pinça les deux arêtes du nez pendant quelques secondes chacune, avant de croiser son regard confiant, un grand sourire aux lèvres.

- Terminé !dit-elle dévoilant des dents blanches.
- Merci, bougonna Shikamaru, tandis qu'elle rangeait les cotons qui n'avaient pas servi.
- Il n'y a pas de quoi !
- Tu as l'air habituée de soigner, je me trompe ?
- Non. C'est moi qui panse encore mes deux imprudents de frères !rit Temari, récupérant son shampooing. Ils sont pourtant des adultes et viennent toujours dans mes jupons me réclamer de l'aide . C'est incroyable !
- Peut-être qu'ils aiment bien tout simplement que leur grande soeur adorée les soigne, elle le fait si bien, justifia le brun, jetant les cotons usagés dans la poubelle.
- Est-ce un compliment ?questionna Temari, étonnée.
- Prends-le comme tu veux. Au fait, tu veux dîner quoi ce soir ?
- Oh, le grand Shikamaru Nara sait-il cuisiner ?!taquina la jeune femme, prête à sortir de la salle de bain.
- Ah, ah , ça existe le traiteur, répliqua le génie.
- Fais ce que tu veux, mais presses-toi, mon estomac crie famine !ordonna la blonde, en allant dans sa chambre.

Le jeune homme soupira avant de prendre sa veste dans le salon et de se diriger vers le traiteur, où il commanda un poulet au curry pour deux personnes. Il attendit pendant quelques minutes, jouant avec un briquet pour tuer le temps. Il repensa à ce qu'il venait de se produire. Oh, plus jamais il n'espérait avoir à saigner du nez pour une fille !Il avait réprimandé Kiba et Naruto maintes fois sur ce sujet et voilà que c'était lui qui faisait des bêtises. Il n'avait qu'à prendre une bonne résolution : éviter les sorties de salle de bain.

- Tenez, Monsieur, dit timidement la serveuse qui lui tendit sa commande, les joues roses.
- Merci. Bonne soirée, répondit machinalement le jeune homme, en s'emparant de son sachet.

Il prit tout son temps pour rentrer chez lui, enfin, il marcha à son rythme, saluant les rares gens personnes qui le connaissaient, enfin, disons plutôt que c'étaient les connaissances de ses parents.
Il tourna la clé et ouvrit la porte de sa demeure. Il se dirigea vers sa cuisine où il découvrit la blonde, feuilletant un magasine ...féminin. Le jeune homme déposa les plats devant la jeune femme, qui tourna sa page, boudeuse. Voyant qu'elle ignorait totalement le sachet, Shikamaru entreprit d'en extraire les plats, de lui mettre dans une assiette, de lui donner des baguettes et il lui servit même de l'eau. Ayant terminé sa préparation, il s'assit en face de la kunoichi qui le fixait étrangement. Depuis quand était-il serviable ?

- Mange, fille galère, ronchonna-t-il, avec un air épuisé.
- Je n'ai plus faim, déclara Temari, tournant une nouvelle page.

Elle n'entendit qu'un soupir avant de ne plus sentir ses membres. Surprise, elle leva les yeux en face d'elle, mais il n'y avait personne. Shikamaru était déjà à ses côtés et commença à séparer ses baguettes, pour prendre une cuillerée de son dîner.
Imitant le brun qui la gardait sous l'emprise de sa technique héréditaire, Temari exécuta la même chose, parfaitement ennuyée. Les deux ninjas dînèrent dans un silence affreux. Plus mortel, vous mourrez. Quand ils eurent finis, l'un et l'autre se séparèrent, toujours sans un mot et s'endormirent, exténués.



Il était six heures du matin quand Temari débarqua dans la cuisine, encore dans le brouillard. Elle avança en titubant jusqu'à un tabouret où elle se laissa tomber. Elle mit ses mains dans son visage, tentant de somnoler. En vain, Shikamaru, habillé, en forme, enfin, d'un air qui disait qu'il s'était bien reposé, se mit en tête de l'énerver dès le matin. Une vengeance matinale pour commencer la journée ne faisait pas de mal ! Il l'empêcherait de se rendormir.

- Bonjour, fille galère !Bien dormi ?s'écria-t-il, haussant la voix, ce qui eut pour effet de faire sursauter la blonde.
- La ferme, Nara, grommela celle-ci, en attachant ses cheveux en une haute queue de cheval. Sers moi du chocolat chaud, s'il te plaît !Sans sucre. J'espère que tu n'as pas laissé cramer les toasts ?
- C'est cette odeur qui t'a réveillée ?
- Non, le bruit que tu as fait ! !lança Temari, sortant petit à petit de sa torpeur.
- Mlle fille galère n'est pas du matin, taquina Shikamaru, en servant la féministe, qui le fusilla du regard.
- J'ai mal dormi, fait trop froid dans ma chambre !critiqua-t-elle, en mordant dans sa tartine de Nutella, préparée avec les grands soins du Nara.
- Tu es trop frileuse !La température est idéale !expliqua celui-ci. C'est juste le temps que tu t'adaptes au climat de Konoha et que tu oublies la chaleur extrême de Suna.
- En attendant, tu devrais mettre le chauffage !
- Et demande-moi une bouillotte, pendant que tu y es !Mettre le chauffage en plein mois de mai, laissez-moi rire !rétorqua le brun, éberlué par ce qu'il entendait.
- C'est une bonne idée !approuva Temari.
- Tu veux peut-être que je demande à Kiba de te prêter Akamaru ?ironisa-t-il.
- Je te parle sérieusement, Nara !coupa Temari, sourcils froncés. J'ai véritablement froid !
- Qui a froid ?demanda une voix féminine, familière au jeune homme, qui se figea, stupéfait de la voir dans sa maison.

Temari tourna la tête vers l'entrée de la cuisine où se tenait ..

- Maman ?Qu'est-ce que tu fiches ici ?interrogea Shikamaru.
- Je te signale que tu es mon fils, que j'ai le double de la clé de chez toi et que j'ai le droit de venir ici quand je le désire !rappela Yoshino, de mauvaise humeur. Puis, remarquant, Temari. Bonjour, Mlle !
- Bonjour, Mme Nara !salua Temari, amusée par la situation.

Yoshino fronça les sourcils, avant de les arquer quelques instants après. Attendez voir ..les deux jeunes gens sont assis l'un à côté de l'autre, Shikamaru tartinant des toasts pour l'inconnue qui les mangeaient de bon coeur. Hmm ....il y avait quelque chose dans l'air ...et Yoshino n'avait besoin d'avoir le QI de ses deux hommes pour deviner ce qui se tramait.

- Vous ..êtes ..en couple, n'est-ce pas ?dit-elle, presque incrédule à sa question.

Shikamaru vira au rouge, ne sachant pas quoi répondre et jeta un regard désespéré à la princesse de Suna, qui heureusement, réagissait très vite. Comme quoi il n'était pas encore habitué à son rôle alors que ç' avait été sa propre idée. La féministe semblait plus qualifiée pour se genre de comédie.

- Oui, mentit Temari, dévoilant sa dentition parfaite. Vous n'étiez pas au courant ?
- Euh ..ben ..il faut dire que.. mon fils ...ne m'a ..rien ..dit ..bafouilla Yoshino, stupéfaite. Avait-elle bien entendu ?

Non, c'était impossible que son flemmard de fils soit avec une fille !Elle faisait un mauvais rêve !

- Mon café-crème, tu m'avais dit que tu allais leur dire !gronda gentiment Temari, faisant des signes très discrets au Nara, pour qu'il puisse réagir.

Celui-ci ne savait pas quoi dire, laissant aller ses yeux sur la blonde et sur sa mère durant de rapides secondes. Il revint très vite sur Terre, après un violent coup de pied dans le tibia sous la table, effectué par la kunoichi qui le trucidait du regard.

- Euh ..je ne savais pas comment leur annoncer ..j'a ..j'attendais que tu viennes ..inventa-t-il, tentant d'esquisser un sourire, très crispé.
- Oh, Shika-chou !s'écria Yoshino, prenant dans ses bras son « petit garçon », qui était visiblement étranglé. Comme je suis contente !

Temari ne put réprimer un sourire moqueur qui agaça le génie, qui dut faire des efforts titanesques pour se séparer de sa génitrice. Quand il y parvint, celle-ci prit sa place aux côtés de Temari et se lança dans un grand interrogatoire.
- Alors, comme ça, vous et mon fils êtes ensemble !Mais c'est merveilleux !

Oui !( Pensées de Temari :Ouais, trop génial !J'adore !( c'est ironique, bien sûr!))

- Et, depuis combien de temps ?
- Environ deux mois, dit au hasard, la blonde, qui fixait les deux Nara en même temps. L'un ayant un air désespéré, l'autre un large sourire fendu aux lèvres.
- Deux mois ?
- Oui. Mais on se connaissait de précédentes missions.
- Vous êtes kunoichi ?
- Tout à fait. Je suis Juunin, précisément. ( Pensées de Shikamaru : Peut pas s'empêcher de se vanter, celle-là !)
- Fabuleux !Et comment cela se fait-il que je ne vous ai jamais entrevue à Konoha ?continua Yoshino, avide de renseignements.
- C'est normal, je viens de Suna.
- Suna ?Le pays allié ?
- Exact. Je suis la fille aînée du quatrième Kazekage, et la soeur du cinquième, apprit Temari, fière de sa fraternité.

- Incroyable !s'extasia Yoshino. Et vous comptez habiter ici avec mon fils ?
- Euh ...sécha Temari, en levant un regard interrogateur sur le génie.
- Temari n'est là que pour le Salon annuel de la Flore, Maman, répondit ce dernier.
- Mais, elle repartira dans une semaine, et puisque ..vous allez être séparés, non ?!constata la génitrice. Vous ne vous voyez pas souvent !
- Oui, mais cette situation nous sied bien, Mme Nara, intervint Temari, remarquant que le manipulateur d'ombres se taisait. Durant nos séjours l'un chez l'autre, nous emmagasinons plein d'amour pour nous permettre d'attendre jusqu'au prochain rendez-vous. Et puis, cela ne fait que deux mois, rien est officiel et nous allons à notre rythme.

Yoshino fixa intensément la princesse de Suna, qui lui rendait le même regard. Avait-elle deviné que cette furie était dotée d'un caractère plus violent et exécrable que le sien ?

- Vous êtes très belle, complimenta-t-elle. Vous avez des yeux ..étranges mais superbes.
- Merci, murmura la blonde.

Shikamaru admira le visage de la kunochi. Sa génitrice avait raison : Temari était vraiment belle. Le jeune homme contempla la beauté qu'il n'avait jamais remarqué jusqu'alors. Il scruta les traits fins de la blonde, sa bouche purpurine, ses longs cils, sa frange qui tombait sur ses yeux, et encore ses lèvres qui attiraient littéralement son regard. La voix maternelle le tira de ses pensées.

- Shikamaru !Dépêches-toi d'aller au travail, tu vas être en retard !cingla-t-elle.
- Maman ...
- Exécution !
- Mais Temari ..
- Viendra te chercher à la fin de la journée, coupa Yoshino. En attendant, nous allons passer une journée entre filles, n'est-ce pas ..Tem ..
- Temari, rappela la blonde, avec un sourire amusé, voyant la tête d'ahuri du Nara.

Quoi ?Laisser la féministe avec sa folle de mère durant toute une journée ?Hors de question !D'une, Yoshino allait déteindre sur Temari, et de deux, la blonde allait devoir répondre à des questions auxquelles ils n'avaient pas eu encore le temps d'inventer les réponses. Quelle galère !Non, vraiment, Shikamaru ne pouvait pas laisser sa mère un instant de plus avec la fille galère. Il fallait trouver quelques chose !Ne pas aller au travail et se prendre un coup de poing de la part de Tsunade, ne ferait pas de mal !( il est maso le petit ?). Il n'avait que ça comme idée et n'avait pas le temps d'en chercher une autre, plus raisonnable.

- Non, aujourd'hui, je ne vais pas aller me cloîtrer dans le bâtiment de recherche, Maman, informa-t-il.
- Et pourquoi cela ? fusa Yoshino, se tournant vers lui, énervée.
- Temari n'est là que pour une seule semaine, je ne vais pas aller travailler alors qu'elle est près de moi, non ?
- Certes, tu as raison. Tu as prévenu, l'Hokage ?

Shikamaru soupira. Pourquoi levait-elle des questions dérangeantes ?

- Maman, l'Hokage sera prévenue, en temps et en heure, mentit le brun. En attendant, je passe toute la journée avec Temari. Compris ?
- Mais je viens de dire que ...
- Je te laisserai une journée entière avec Temari une prochaine fois, promis, Maman, assura le génie.
- Bon, ben sur ce, je vous laisse !déclara Yoshino, en quittant la cuisine. Bonne journée les enfants !
- Bonne journée !répondit Temari, avant d'exploser de rire quand la porte se ferma.
Elle était dans l'incapacité totale de s'arrêter et le regard désorienté du brun ne l'y aida pas. Voyant qu'elle ne se stoppait pas, Shikamaru fronça les sourcils, déterminé à se faire entendre.

- Fille galère, toi et moi avons des choses à régler !annonça-t-il, la blonde recouvrant son sérieux.
- Dis toujours.
- Premièrement, tu nous as littéralement enfoncés !s'écria le génie, aux abois.
- En quoi nous ai-je «  littéralement enfoncés », Nara ?s'enquit la kunoichi, arquant un sourcil.
- Tu as dit à ma mère que nous sommes ensemble depuis deux mois et que nous nous voyons de temps en temps. On est censés se séparer après ta semaine, fille galère !T'avais oublié ?
- Nara, prends un autre ton immédiatement !répliqua Temari, mécontente. Je te signale que je t'ai fais un cadeau !

Shikamaru leva un sourcil. Qu'est-ce qu'elle racontait ?
- Tu veux qu'on te fiche la paix, d'accord .Idiot, si on raconte qu'on est ensemble, quelle fille aveugle osera se dresser contre moi, Temari no Sabaku ?
Toi, tu seras libre car tes parents croiront toujours que nous sommes ensemble et aucune fille ne s'aventurera sur mon territoire, puisque je l'aurais marqué. Tu vois la fleur que je te fais ?Tes 200 de QI te le permettent ?exposa la princesse de Suna.
Et quand j'aurais trouvé l'homme de ma vie, on lui expliquera tout, il sera obligé d'accepter le marché et on continuera ce jeu jusqu'à temps que tu trouves une fille vraiment débile qui puisse t'aimer. Tu comprends ?

Shikamaru soupira, énervé. Elle avait les réponses à tout et le dénigrait encore. Son idée n'était vraiment pas nulle, et il en sortait gagnant. Dans ce cas-là, il était reconnaissant à la jeune femme.

- Autre accusation stupide ?
- Oui, continua-t-il, bravant le regard meurtrier de la blonde. Évite les surnoms ridicules !

Temari demeura surprise avant d'esquisser un sourire narquois et par la même occasion, sadique.

- Tu préfères peut-être «  Shika-chou », ou bien « mon chéri », ou encore «  mon..flemmard inutile qui dégage des ondes négatives dès le matin pour gâcher ma journée ?!s'exclama Temari, sa voix doucereuse virant à une voix colérique.
Elle se leva, débarrassa le bol et tout le reste qu'elle déposa dans l'évier, puis se dressa devant le Nara, poings sur les hanches.
- Que vas-tu faire aujourd'hui ?
- Euh...aller bosser, pas le choix !
- Oh, c'était une feinte pour m'éloigner de ta mère ?! Devina Temari, avec un sourire. Bien moi, je vais à mon salon !
- Passe une bonne journée, alors, souhaita Shikamaru, la jeune femme disparaissant de la cuisine.
Il se leva, fatigué en avance par la journée narcotique qui l'attendait et sortit de chez lui.

# Posté le mercredi 07 janvier 2009 15:10

Chapitre 3 : Déclaration de guerre

Chapitre 3 : Déclaration de guerre
Regardant ses différentes factures assez salées, la jeune femme songeait au moyen de livraison. Elle ne pourrait ramener toutes ses plantes à Suna toute seule, c'était certain. Il lui fallait quelques agences de livraison qui faisaient la navette Konoha-Suna. Mais elle n'aurait confiance en aucune. Une idée germa dans son esprit : elle n'avait qu'à envoyer une lettre à son frère l'informant que des équipes de genins feraient le voyage pour transporter ses plantes. Cela ferait des missions tranquilles pour ces petits ninjas et elle saurait ses achats entre de bonnes mains :qui oserait abîmer les affaires personnelles de la princesse de Suna ?Personne. C'était clair. Elle compta ses dépenses une nouvelle fois avant de ranger le tout dans son portefeuille bien garni. La blonde déplia le plan du salon pour choisir quel stand elle allait faire. Tous avaient été visités. Elle soupira avant de lever les yeux sur les figures des Hokages. Il devait être au moins cinq heures de l'après-midi. Soudain, elle ferma avec empressement son sac avant de partir vers une direction qui n'était connue que d'elle.

Shikamaru, tête couché sur la table, dormait. Il avait abandonné sa recherche pour s'adonner à son somme. Il n'avait rien fait de plus en cette journée, sinon somnoler. Tout avait été ordinaire et ennuyeux. Dans une heure, il devait partir. C'était ce à quoi songeait Shiho. Elle reposa son livre sur la séduction et se dit qu'il était temps qu'elle se déclare. Qu'avait-elle à perdre ? Euh ..tout . Shikamaru était l'homme de sa vie, elle le savait pertinemment bien et elle surmonterait tous les obstacles pour parvenir à prendre le coeur du paresseux. Shiho sourit par ses propres paroles réconfortantes. Déterminée à tout avouer au flemmard (quitte à le réveiller )elle se leva, se dirigea vers lui quand elle se figea subitement : une blonde entra dans le bureau avec une élégance et une allure princière qui stupéfièrent la jeune femme. Qui était-elle donc ? Shiho allait bientôt le savoir. L'inconnue se dirigea d'un pas droit et fier, vers ...

La blonde s'arrêta devant la table du Nara qui émergea instantanément, fixant béatement la créature devant lui. En tenue civile, Temari était superbe. Elle avait opté pour un court kimono noir, qui laissait des jambes fines et musclées à la vue de tous, moulant aussi des formes bien riches, la lance d'un sac à main posé sur son épaule, ses cheveux blonds coiffés en deux couettes basses. Elle était très féminine, du moins plus que d'habitude et Shikamaru crut qu'il sortait d'un rêve. Il ne pouvait pas croire que cette femme aussi attirante fusse aussi violente envers les gens, et en particulier, lui. C'était impressionnant de voir comment le caractère impulsif et colérique de la belle ne convenait pas à son physique divinement parfait.
Shiho eut un pressentiment. Une atmosphère s'était installée entre les deux adultes qui se jaugeaient mutuellement. Ils avaient l'air agacé l'un par l'autre , mais pourtant, ils semblaient très proches, très complices. Et cette complicité inquiétait beaucoup la jeune chercheuse.

- Qu'est-ce que tu fiches ici, fille galère ?marmonna le brun, passant une main sur son visage pour tenter de s'éveiller.
- Je m'ennuyais, alors je suis allée voir l'Hokage pour lui demander où tu travaillais, et me voici !répondit joyeusement Temari.
- Tu te languissais de moi, hein ?plaisanta le génie, avant de rire.
- Tu m'as énormément manqué, mon amour, assura ironiquement la princesse de Suna, en se penchant pour déposer une bise sur les cheveux du Nara.

Une phrase que Shiho entendit malheureusement. Elle sentit son coeur se briser, éclater en mille morceaux, créant des hémorragies dans tout son être. Un flot de larmes souhaitait s'échapper de son corps mais elle le réprima, ses yeux rivés sur Temari. Elle parlait d' obstacle ?Elle en avait un juste devant elle. Certes, elle avait dit qu'elle les surmonterait tous. Autant appliquer les mots aux gestes. Même si cette inconnue semblait être un très imposant obstacle.

«  Sois réaliste, Shiho, » se dit la jeune femme, « tu ne fais pas le poids face à elle. Elle est beaucoup trop belle ..elle doit sûrement être intelligente. Mais, je ne dois pas la laisser me prendre ma raison de vivre sans rien faire !C'est indéniable !Si je dois me battre pour éloigner cette vipère de mon Shikamaru, je le ferai sans hésitation.  »

Encouragée par ses propres propos, Shiho avança vers le couple et se posta devant lui. Temari, remarquant une présence, qui plus est, ennemie, leva un regard indifférent sur la chercheuse. Comme ça elle la sous-estimait ? Bien, elles allaient se battre de façon loyale.

Shikamaru sentait déjà l'atmosphère électrique entre les deux femmes et entreprit de présenter la sunienne à sa collègue.

- Shiho, je te présente Temari ...( Pensées de Shiho : Oh ?Il n'a rien précisé, cela veut dire qu'il n'y a rien entre eux. )C'est ma fiancée.

Les deux femmes fixèrent étrangement le jeune homme, qui soutenait le seul regard perçant de Shiho. Dans ses yeux, il voyait bien qu'elle le détestait. Tant mieux, elle l'ignorerait et c'était ce qu'il désirait. Cependant, il n'avait aperçu le regard intrigué que lui lançait la féministe. Monsieur se mettait à inventer des choses dont ils n'avaient pas eu l'occasion d'évoquer. La voilà, fiancée, superbe !Au moins, le plan du Nara allait mieux fonctionner. La jeune femme riva ses yeux sur la chercheuse, un long face à face s'engageant entre elles.

- Enchantée de faire votre connaissance, Shiho, dit mielleuse Temari, un sourire des plus doucereux aux lèvres.

Cette attitude hypocrite horripila Shiho qui bouillonnait intérieurement. Par quel miracle arrivait-elle à ne pas se jeter sur cette horrible blonde ?
- Moi aussi, fit-elle, pas plus convaincante que la kunoichi.

Shikamaru se sentait mal à l'aise entre ses deux femmes qui désiraient juste se battre. Autant éviter cette catastrophe. Certes, il ne portait pas Shiho dans son coeur, mais bon, il ne souhaitait quand même pas la retrouver tuée par Temari. Bon, la blonde de Suna n'irait pas jusque là, mais Shiho serait dans un très piteux état et il se ferait incendié par Tsunade. Se levant, il attrapa la main de la féministe, qui sursauta légèrement, ne s'y attendant pas.

- Shiho, j'ai terminé pour aujourd'hui. A demain !salua-t-il, s'en allant avec la kunoichi.

La chercheuse fulmina de rage, et poussa les feuilles appartenant au Nara dans un violent coup de bras qui voletèrent de toutes part, sous les yeux effarés de son patron. Elle revint vers son bureau, prit son sac et quitta elle aussi son job, avec deux heures d'avance.

Temari se déchaussa dans l'entrée, ôta sa veste, déposa son sac à main sur le canapé et se dirigea vers la cuisine. Un peu plus lent, Shikamaru se traîna jusqu'à la table de travail où l'attendait son courrier, notamment sa fiche de paie. Il soupira ayant la flemme de déchirer l'enveloppe. Pourtant, il le fit au prix d'un grand effort surhumain, pour découvrir une belle somme en bas de la feuille. Autant souffrir pour une récompense raisonnable.

- Cool ..marmonna-t-il, en repliant le papier. On dîne quoi ce soir ?
- Si tu crois que je suis le cuisinier, je suis l'invitée !
- Et alors ?
- Et alors ? Nara, tu ne connais pas les bonnes manières !fustigea Temari, en allant vers une de ses trouvailles.
- J'ai préféré les effacer de ma mémoire, elles prenaient trop de place et sont inutiles ! Au fait, je trouve que l'invitée prend un peu trop de place chez moi ...

Temari leva vers lui un regard interrogateur. Quelle bêtise allait-il dire encore ?
Shikamaru montra du regard les différentes plantes qui encombraient un peu la cuisine.

- Je ne vois pas en quoi cela te dérange !fusa Temari, énervée. Les plantes vertes sont excellentes pour purifier l'oxygène en intérieur !

Shikamaru laissa échapper un rire qui sortit la blonde de ses gonds. Elle se jeta sur lui, le secouant par le col, lui, riant de la réplique qu'elle lui avait sortie. Il ne tenta pas de se défendre et se laissait frapper par la kunoichi, trop pris dans son hilarité. Attitude qui enragea encore plus la jeune femme.

- C'est du joli tout ça, plaisanta une voix masculine, qui immobilisa Temari. Vous connaissez des petits jeux coquins intéressants ..

Les joues de Temari s'empourprèrent et elle se détacha de l'étreinte du Nara junior, qui avait apparemment, posé ses mains sur son bassin et fixa l'homme qui tenait dans la cuisine.

- Yo, P'pa !Tu vas bien ?salua Shikamaru, recouvrant son sérieux.
- Je vois avec plaisir que tu t'amuses bien !Bon, laisse-moi regarder cette petite !décréta Shikaku, en mettant la princesse de Suna devant lui.

Il la détailla sans gêne, tournant autour d'elle comme un charognard tournerait autour de sa proie, lâchant des commentaires ici et là, sous le regard médusé de la « victime »qui trucidait Shikamaru du regard, en proie à un immense fou rire.

Shikaku lança un regard complice à son fils unique :

- Parfaite !

Quand il eut terminé son observation, Shikaku tendit un bras à la blonde, avec un grand sourire chaleureux.

- Mlle vous êtes divinement parfaite ... Est-ce que la déesse voudrait-elle bien prendre un modeste verre avec le misérable manant que je suis ?roucoula Shikaku.

Temari éclata de son joli rire et prit le bras que lui tendait le père de son « ami ».
Je vous l'accorde volontiers, répondit-elle avec un sourire des plus irrésistibles.
Et le nouveau couple passa devant Shikamaru, qui avait perdu tout sourire et recouvré une humeur désagréable, sans lui jeter un regard et quittèrent la demeure du flemmard. Celui-ci, bien irrité, les suivit en claquant rageusement la porte de sa maison.


- Et il est tombé dans ce lac ...quel idiot !!!rit Temari, les joues rosies par l'alcool qu'elle avait dans le sang.

Shikamaru lança un regard furieux à son père qui ne faisait que saouler la pauvre jeune femme, à qui il racontait toutes les mésaventures qu'avaient vécues son fils. Les deux nouveaux amis étaient morts de rire devant les réactions enfantines du génie, qui maudissait son père. Pourquoi fallait-il qu'il expose sa vie privée à la fille galère ?Surtout à elle !Elle allait se moquer de lui après !
Il vit son père engloutir un énième verre de saké, avant qu'il n'en propose à Temari. Elle, déjà bien éméchée, se dit qu'un de plus ou qu'un de moins ne changerait rien à son état, déjà bien avancé.
Elle allait accepter, quand une main ferme stoppa la sienne.
Eberluée, elle se tourna vers Shikamaru. Celui-ci, sourcils froncés, lançait des éclairs à son père qui déposa le verre bien rapidement, en baissant les yeux, face à ceux, furieux de son fils.
Ce dernier se leva, prit la main de la blonde qui ne protesta pas, suffisamment vulnérable.

- Je te laisse l'addition, P'pa. Ne rentre pas trop tard, car je ne te défendrai pas face à Maman, lança-t-il, en partant avec la féministe.

Ils traversèrent le bar rapidement, trop vite au goût de Temari, à qui la vitesse donnait des nausées. Sentant un chamboulement de son estomac, elle demanda à Shikamaru de ralentir. Le manipulateur d'ombres s'exécuta et laissa du temps à la kunoichi.
Après quelques minutes de repos, cette dernière tenta de rattraper le peu d'espace qui la séparait de lui, tituba jusqu'à lui avant de vaciller.
Shikamaru la rattrapa de justesse et, sachant que la blonde était dans l'incapacité totale à marcher correctement, il la porta dans ses bras où elle sombra dans un profond sommeil.
Shikamaru cheminait tranquillement vers lui quand il entendit la jeune femme bougonner dans son sommeil. Sa voix s'éleva dans l'obscurité, brisant le serein silence du soir.

- Ce n'est pas de la faute de ton père, tu ne dois pas te fâcher contre lui !Il n'est pas responsable de mon état ivre, je suis la seule fautive !

Pour qu'elle assume ses erreurs et se mette à culpabiliser, Shikamaru pensa que la blonde devait être bien saoule, car l'expression « admettre ses torts »n'existait pas dans le monde de Temari. Il esquissa juste un sourire. L'alcool rendait quelqu'un de fort bien faible.

- Tu m'en veux, n'est-ce pas ?Tu es fâché ?
- Pourquoi serai-je fâché contre toi, fille galère ?
- Parce que je suis une fille galère, abruti.
- Pire que toi, y a pas, c'est clair.
- La ferme, flemmard, cesse de dire des âneries.
- Ose redire cela et ....
- Et quoi ?s'enquit Temari.

Shikamaru demeura un moment silencieux, réfléchissant à son chantage. Quand il eut trouvé, il eut un sourire imperceptible, satisfait.

- Qu'est-ce que le grand Nara me fera pour que j'aie peur de lui ?ironisa la blonde de Suna.

- Je te laisse sans chauffage ce soir, décréta le génie, clouant le bec à la kunoichi frileuse.

Cette dernière, soufflée, ne répondit rien, et reposa sa tête sur l'épaule du jeune homme, avant de se rendormir. Pour rien au monde, elle ne passerait la nuit sans chauffage. Il faisait trop froid pour une fille du désert comme elle.
De toutes façons, ce n'était que partie remise. Elle allait pouvoir se venger ultérieurement du Nara.
Sur cette idée fabuleuse, la jeune femme fit de beaux rêves.


# Posté le jeudi 08 janvier 2009 15:38